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 [Résumés -> 28.07.16] Compétition TREC

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Divinité équestre
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MessageSujet: [Résumés -> 28.07.16] Compétition TREC   Jeu 7 Juil - 11:09



Compétition - TREC



Compétition ∝ A résumé
Discipline ∝ TREC
Niveau ∝ Club
Date fin inscription ∝ 05.06.16
Date fin dépôt résumés ∝ 28.07.16

Frais d'inscription ∝ 200€
Pré-requis ∝ Selle; bride/filet; guêtres; Vaccins à jour; moins de 5 ans; forme + de 60%; santé 100%


Présentation de l'épreuve ∝
Le printemps est arrivé et avec lui le soleil c'est donc sous de belles températures que vous vous élancerez sur l'épreuve. Vous aurez, tout d'abord, un barrière à ouvrir et refermer derrière vous. Un slalom vous guidera à un escalier montant. Une fois revenu sur le sol plat, des branches basses vous obligeront à vous baisser et faire preuve de souplesse. Un petit tronc d'arbre sera à sauter suivi d'une passerelle à passer. Quelques mètres seront à parcourir pour gagner du temps et vous arriverez sur une bordure maraîchère qui vous conduira sur un gué. Finalement, vous continuerez le chemin avant de tomber sur un contre-bas et des barils permettant de faire un trèfle. Les différentes difficultés peuvent être réalisées à pieds ou en selle.


Points gagnés/perdus à l'issu de l'épreuve ∝
+5% d'endurance
+5% de franchise
+10% d'agilité
+3% complicité

-10% forme
-5% moral

Prix ∝
1ère place :1000€ +1 point cavalier
2ème place : 800€ +1 point cavalier
3ème place :500€ +1 point cavalier

les autres : 300€

Les inscrits

Morning Roses monté par Elayor  pour Elayor
Lorsque Revient monté par Esmée  pour Esmée
Marius monté par Alice  pour Alice
Mohwak monté par Petitcupcake  pour Inconnue
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MessageSujet: Re: [Résumés -> 28.07.16] Compétition TREC   Mar 19 Juil - 14:21


On m'a oubliée dans les inscrits Wink
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MessageSujet: Re: [Résumés -> 28.07.16] Compétition TREC   Mar 19 Juil - 15:49


C'est corrigé Wink merci
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MessageSujet: Re: [Résumés -> 28.07.16] Compétition TREC   Ven 29 Juil - 10:23


Je ne sais pas si tout est dans l'ordre et de toute façon l'orthographe est catastrophique. J'éditerais  plus tard dans la journée .

"Allez allez ! Hop hop hop, on se réveille! " 

C'était tôt dans la matinée, j'étais la première personne à aller chercher son poney au pré. J'étais déjà passée a l'accueil où on m'avait remis les plans et mon dossard. Je ne m'y étais pas beaucoup intéressée pour l'instant car j'appréhendais le moment où je découvrirais toutes les subtilités du PTV. 
J'étais  surexcitée! Malheureusement ce n'était pas le cas de Mohawk... Il se traînait alors que je le sortais de son pré. Il avait l'air de se demander pourquoi je me fatiguais à sauter dans tous les sens de si bon matin. Habituellement je n'étais pas vraiment quelqu'un du matin. Il y avait trois sortes de personnes: les réincarnations de chouettes  (ou les fêtards nocturnes), les grognons du matin et les endormis, ceux qui sont toujours à la ramasse quelque soit l'heure. Je faisais partie de la deuxième catégorie, et Mohawk, lui, de la dernière...  
Ce ne devait plus être un problème pour moi. J'avais décidé de ne pas me laisser abattre par les habitudes d' un molasson pareil. Alors, avec entrain, je le faisais un peu accélérer afin que nous nous dépéchions d' aller nous préparer. Je pensais que nous allions entamer les préparatifs en notre endroit classique, là où j'effectuais le pansage de Mohawk fréquemment. Mais c' était sans compter sur les nouveautés du domaine. Les propriétaires du terrain renouvelaient les peintures, entamaient des agrandissements et refaisaient le crépis des selleries. En conséquence, notre espace de pansage était pris. Des ouvriers s'activaient a peindre le mur d'un blanc éclatant. Sur le coup cela me déplu, j'aimais le brut de la pierre . Lavé de ses couleurs, certes ternes, il perdait son "caractère", il resemblait désormais à n'importe quel mur. S'attarder sur ce detail me faisait perdre un temps précieux alors je me mis vite en quête d'un autre endroit où je pourrais m'occuper de mon compagnon. D'ailleurs, le compagnon en question ne cherchait pas la vitesse... il s'attardait a chaque fois qu'une fleur ou qu'un bouquet de mauvaises herbes se présentait à lui. Le manège dont nous nous rapprochions était occupé par un couple cavalier-cheval constitué d'une femme approchant la quarantaine et son jeune cheval alezan. Je nouais la longe du rouan à un anneau present sur un mur perpendiculaire  à celui du manège. Interpellé par les claquements de langue de la femme, Mohawk cessait de somnoler. Il commençait même à s'intéresser à mes gestes ! Sa tête bougeait en synchronisation avec mes mouvements. Il abaissait son encolure pour observer ma main fouillant dans le sac de pansage et la fléchissait pour voir son poil se faire lustrer. De mon côté, je le brossais dans des mouvements circulaires avec l'étrille en caoutchouc. Je décrochais les poils morts et les morceaux de boue séchée de sa robe avec vivacité. Pour remettre les poils dans le bon sens et pour triompher des dernières traces, je me servais de l'étrille américaine et la passais avec précaution sur les parties charnues de son corps. L 'étape suivante était celle du bouchon. Je briquais sa robe dans de grands mouvements suivants le sens de la pousse du poil . Son ventre était parcouru de tremblements quand ma brosse touchait des parties un peu sensible. Après en avoir fini avec le brossage, je rangeais consencieusement les étrilles et la brosse dure dans le sac de toile. Je retirais de sa pochette le cure pied au manche bleu marine. C'est quand je me redressais que je fus appelée.
"Bonjour. 
C'était une fillette d'une dizaine d'années aux longs cheveux roux. Elle avait de beaux yeux noisettes et un visage anguleux. Son col était boutonné entièrement et ses vêtements étaient bien repassés.
-Bonjour, lui lançais- je sympathiquement
-je peux t'aider? 
-c' est avec plaisir que je t'aurais laissé t'occuper de ce gros poney, fis je en tapotant l'encolure du concerné. Mais je crois que tu es attendue."
Un homme qui paraissait être son père ou son oncle lui faisait des signaux pour la rappeler à lui.
Elle alla le rejoindre sans demander son reste. Sa tête m'était familière, elle traînait souvent dans les écuries et je crois que sa famille possédait deux équidés. Peut être que l'homme qui l'accompagnait participait également au concours?
Mohawk me regardait encore, attendant le signal pour lever les pieds. Effectivement, je tenais toujours le cure pied métallique dans la main. Alors sans tarder je lui demandais un de ses antérieurs et éliminais les gravillons qui s'y étaient logés. Je finissais par frotter les parois des sabots avec une petite brosse dédiée à cette usage. Le pansage se terminait par une crinière joliment peignée et une queue bien démêlée. La première épreuve qui se déroulerait était la maîtrise des allures. Elle ne débuterait que dans deux heures. Ce qui me donnait amplement le temps de travailler un peu Mohawk. La cavalière et son cheval qui travaillaient dans le manège en avaient fini de leur séance, ce qui me laisserait la place pour mon poney et moi. Je regardais aux alentours, mais aucun autre cavalier n'avait l'air décidé à emprunter les lieux. Je laissais le poney highland seul le temps que j'aille chercher son harnachement, comptant sur les autres cavaliers arrivés entre temps et préparant leur monture à proximité pour le surveiller. En revenant, je remerciais la cavalière qui avait bien voulu jeté un œil sur Mohawk et déposais son filet sur un crochet pendu au mur qui nous faisait  face. Je posais la selle sur le sol propre pour libérer ma main et mettre correctement le tapis sur le dos de Mohawk. Je l' avançais exagérément et mettais la selle dessus. Je reculais le tout pour lisser le poil et ne pas gêner ses mouvements. Une fois la selle bien positionnée, je sanglais un peu lâchement, gardant en l'optique de resangler une fois dans le manège. Après ça, je me positionais sur le côté gauche de sa tête  et plaçais le licol en collier de chien pour ne pas laisser le rouan en liberté. Doucement, j'approchais le filet de sa tête, plaçais le mors dans sa bouche en prenant garde à ne pas heurter ses dents et arrangeais la têtière de façon à ce que la peau des oreilles et de la nuque ne soir pas tirée quand le poney bougerait. Son épais toupet était passé au dessus du frontal de cuir. Je défaisais l'emprise du licol et incitais le poney à me suivre. J'attrapais ma bombe et ma cravache sur le chemin et nous allions en direction des portes de la zone de travail couverte. Le poney n'était pas perturbé par le bruit de la barrière métallique et restait bien à mes ordres. Peut être était ce son humeur lambine qui faisait ça,  mais Mohawk ne cherchait pas à me dépasser ou à gagner du terrain et restait bien à côté de moi, doublant quand je lui demandais. Arrêtés au milieu du sol de sable, je le resanglais et descendais les étriers.  Une fois en selle, je vérifiait une dernière fois la sangle. Tout était bon, nous allions pouvoir débuter. Au pas rênes longues pour commencer, je verifiais la réponse aux aides et l'emmenais sur de larges courbes . Nous déambulions dans toute l'aire couverte en ne revenant sur la piste que de temps en temps. L'air se rechauffait et le port d'un manteau devenait plus que " mot signifiant pas obligatoire" . Mohawk s'arrêtait sur ma demande à côté du portail sur lequel je déposais ma veste. Une fois cela fait, nous revenions dans le boulot et partions au bout d'un peu plus de cinq minutes au trot. Je remontais tranquillement sur les rênes et reculais mon bas de jambe pour aider le poney à se tenir mieux et à engager . Il fallait le réveiller car il se traînait malgré mes demandes, ses foulées étaient lourdes, je devais le "porter" dans mes jambes pour qu'il garde l'allure. Alors d'une action allante mais contrôlée le cuir de la cravache vint se poser sur la peau du poney juste derrière ma jambe dans un bruit fort . Je tenais la tête de Mohawk qui, surpris par le bruit, cherchait absolument à partir dans un galop de fuite. Dans l'impossibilité de passer à l'allure supérieure, le poney se mit à trottiner Sur place. Je lachais la bouche et le laissais s'épanouir dans un trot de travail aux longues foulées. Je travaillais son incurvation sur quelques voltes et une serpentine et je cessais le trot ici. Au pas je relachais les rênes et Mohawk se chargeait de marcher, détendu et "peut être même satisfait. Je le laissais complètement libre, regarder autour de lui et prendre les directions qu'il choisissait. Après que Mohawk m'ait emmené sur plusieurs tours de piste je raccourcissais les rênes et envoyais Mohawk sur deux cercles pour reprendre les habitudes de travail. La transition au trot se fit parfaitement, la première foulée étant la bonne. Et sur la longueur suivante je demandais le galop. Le passage du trot au galop prit effet rapidement mais l'allure nécessita un renfort de la jambe intérieure. L'engagement était croissant sur le premier tour de piste et devenait monotone petit à petit. Le mouvement de basculer habituel et régulier  était très confortable. Plusieurs cercles s'enchaînerent avant de repasser au trot pour que le poney reprenne son souffle. Nous changions de main sur une petite diagonale au pas et restions sur cette allure le temps d'un tour puis nous passions au trot et, plaçant mes aides et agissant avec mon poids du corps, le galop fut pris. Cela devait faire une demie heure que j'avais détaché le licol de Mohawk de sa tête, cette mise en bouche du concours touchait donc à sa fin. Désormais, je le faisais marcher à sa guise dans tout l'espace qui lui était donné. Nous nous arrêtâmes par la suite sur un doubler largeur et je mis pied à terre. Nous laissions place à deux chevaux et leur cavalier . A ma montre, il restait encore une heure et demie avant la première épreuve, je me pensais bien à l'heure pour le timing que je m'étais fixée. Ma ponctualité était aussi rare que les éclipses et elle était presque autant admiré par les personnes qui connaissaient ma fâcheuse tendance à arriver en retard. J'étais plus que fière de moi même et je me félicitais d'avoir su gérer mon temps. 
Les rênes passees au dessus de l encoure du rouan étaient retenues par la simple pression de la pulpe de mon index contre celle de mon pouce. Nous étions postés devant le manège au toit de bois et nous nous risquions à rêver chacun de notre côté. Après tout, nous avions le temps, non? Un petit papillon blanc vint a ce moment se poser sur un des naseau de Mohawk qui renacla, troublé par l'insecte. Et c'est également à cet instant précis que, coupée net dans mes rêveries, je me rappelai que je n'avais pas encore tressé les crins de Mohawk et n avais pas non plus fais la reconnaissance du parcours ! Prise de panique je pressai le poney à se rendre où nous attendaient les brosses de pansage et lui enfilai le licol. Pour ne pas être gêné dans mon travail, je le desselais et lui retirais son filet. Mes doigts glissaient sur les crins drus du poney. De son côté, il se résolut à prendre le soleil et attendre patiemment que je finisse mon manège autour de lui. Tout doucement le natte se faisait... puis se defaisait quand il n'était pas satisfaisant... et recommençait. Pas une seule fois mon attention ne se détournait de cette épaisse crinière dont chaque brin aux couleurs grisâtres était dompté,  un par un, petit à petit par mes doigts qui finissaient par rougir, tant les frottements se faisaient chroniques. Un long moment plus tard, j'en avais enfin fini avec le nattage. Ça y est ! Mes phalanges allaient pouvoir prendre du repos. Un repos de courte durée car bientôt elles se refermeraient autour des bandes de cuir reliées au mors de mon destrier. Faute de pouvoir confier Mohawk à quelqu'un durant la reconnaissance, je comptais l'emmener avec moi. C'est avec maîtrise et douceur que je sel l'ais à nouveau le poney. J'étais consciente que mes activités répétées autour de lui devait lui être pénible mais, pour ma défense, c'était un ancien poney de club et il avait eu l'habitude de subir les va et viens incessants des enfants autour de lui. Je plaçais méticuleusement ses oreilles pour qu il ne soit pas gêné, je v Verifiais que le tapis était bien placé et je détachais encore une fois le patient équidé de son anneau. Tous les deux nous avancions vers le passage où l'épreuve de maîtrise des allures allait débuter.  C'était un couloir indiqué par deux cordes au sol et quatre plots qui était long de plusieurs mètres. J'étais la seule cavalière à venir inspecter l'endroit.  En effet, ceci n'avait pas l'air d'être dans les habitudes des autres compétiteurs de venir détailler un simple couloir. Moi j'y voyais tout un intérêt: connaître l'environnement dans lequel se déroulerait l'épreuve m'aiderait à la disputer. D'ailleurs, je m apercevais de la pente que le sol formait. Il serait plus facile d'aller vers la fin du couloir que d en revenir. Ici et là les deux arbres présents sur les côtés formaient des zones d'ombres avec leur feuillage mais je ne m en inquiétais pas, mon poney ne serait pas effrayé. Attiré par différents bruits, Mohawk mouvait sa tête de droite à gauche. Déjà les premiers concurrents étaient appelés à se lancer dans le couloir. Depuis combien de temps étais je ici? Je croyais avoir un peu de temps devant moi !
Blabla je retourne je prends mon dossard.
Je me saisis du dossard et le fixe sur mon buste à l'aide d'épingle à nourrice. C'est en plaçant la deuxième que je me piquais. Un petit nuage rouge né d'une goutte se dessinait sur la feuille plastifié . Je lachais un juron à voix basse mais continuais sans ralentir. J'étais paniquée a l'idée de ne pas être présente lors de mon appel. 
"OK ça c'est fait... alors on y va !"
D'un pas rapide et décidé nous arrivions vers la zone où le couloir où nous serions évalué était installé. Pas beaucoup de participants aujourd'hui, la compétition n'avait pas non plus attiré grand monde. Nous nous plaçions sur un petit coin d'herbe pour décompresser avant notre passage. Mon estomac se mettait à gargouiller d'une façon peu élégante et mes Jambes étaient parcourues de fourmillements de haut en bas. C était toujours comme ça en concours, et j'avais de la chance aujourd'hui car normalement je me contentais de m'évanouir un petit instant avant de revenir à moi peu de temps avant mon tour. Je caressais l'encolure de Mohawk et entortillais une très fine mèche de crins qui s'était échappée de sa tresse autour de mon index droit. Lentement je soufflais pour vider mes poumons et évacuer le stress. Je resanglais Mohawk car je savais que nous allions bientôt être appelés. Un rectangle délimité par des plots faisait office de détente à quelques mètres du couloir. Nous entrions dans l'aire et je grimpais sur mon coéquipier. Oui, je grimpais, litteralement, tant mon manque de glamour était choquant. Les jambes en compote, c'est à la deuxième reprise que j'enfourchais, accrochée au pommeau de la selle et arborant une mine désespérée. Une fois en selle, j'étais métamorphosée. Une poussée d'adrénaline me faisait oublier mon appréhension. Mohawk marchait en "piste" pendant que j inspectais chaque détail de ma position intérieurement. Ensuite, je renforçais mes pressions de mollets et cedais des que la foulée se faisait plus longue et énergique. Je me contentais de peu mais très vite le poney comprenait ce que je voulais et me le donnait. Quelle soulagement c'était!  Je n'avais pas besoin de me battre avec lui pour obtenir ce que je désirais !  Nous étions ici depuis peu et déjà c'était à notre tour. Une main passée au niveau du passage de sangle pour se rassurer et je demandais à Mohawk de se diriger vers les deux premiers plots. Placés légèrement de côté, je demandais le galop à Mohawk dans le tournant qui nous menait à l'entrée du couloir. Ça y est, les deux signalements étaient passés, on était dans la compet' . Gardant les jambes au contact, je me faisais lourde et molle. Un sac de pommes de terre aurait eu le même impact sur son dos. Les épaules en arrière, les mains gardant un contact constant, mon haut du corps était stable. Mohawk était droit et ne déviait pas de sa trajectoire. Les derniers plots se rapprochaient... rapidement. Le passage au galop n'avait sûrement pas été assez bon pour que l'On obtienne tous les points. Les plots de couleurs passés, une large courbe au trot nous renvoyait dans le bon sens. On avait la place et j'en profitais pour mettre immédiatement mon poney dans la bonne cadence. Je laissais filer les rênes pour que son encolure fasse balancier et répétais les codes de la détente. Des que Mohawk allongeait la foulée je cedais. Ça marchait bien et la légère descente que j'avais observée précédemment nous aidait dans notre manoeuvre. Il y allait presque de lui même sur les derniers mètres. En passant la porte de cones je flattais l'encolure du beau rouan pour le féliciter. Je dechaussais les étriers et nous avancions un peu plus loin que le groupe de chevaux afin que je descende de Mohawk en marge des autres concurrents. Certes notre tour n'était pas grandiose mais j'étais très fière de lui car il avait été volontaire et très agréable. Mais nous n'avions fait que la moitié du parcours. Le PTV s'annonçait être plus compliqué que trois minutes à deux allures.

La deuxième épreuve était l'après midi. J'avais laissé Mohawk mangé de son côté pendant que je ma donnais à la même activité du mien. Après mon repas, j'avais assisté à la reconnaissance officielle du parcours. Il n'était pas si simple mais nous surmontrions chaque difficulté sans trop de peine . Puis, j'avais rejoins mon poney et lui avait passé un coup de bouchon pour être sûre qu'aucune trace ou grain de poussière ne salissait la robe du mâle. Nous avions travaillé, en nous baladant autour des installations, quelques exercices en main comme l'arrêt, le reculer ou même le déplacement des hanches dans des situations concrètes. Le soleil tapait de plus en plus fort en ce début d'après midi et amenait avec lui des spectateurs au concours. En nous promenant j'avais répété le parcours à voix haute pour être certaine de ne rien oublier. Puis, lorsqu'il était temps, nous avions emprunté le chemin nous guidant au point de départ de l'épreuve. A la moitié de celui ci je m'étais mise en selle en gardant les étriers déchaussés et les rênes longues. Et quand le signal avait été donné nous étions prêts,  pour ma part j'étais préparée mentalement et avait espoir de finir cette journée sur un bon point. Nous nous étions élancés vers la première difficulté : la barrière. Sans perdre un instant je bondissait du dos de Mohawk et ouvrait la barrière, attirait Mohawk vers moi et la repoussait . Je me jetais sur l'étrier et atterissais sur le dos du poney avec précaution, gardant à l'esprit qu'il ne fallait pas se précipiter au risque de commettre des erreurs basiques. C'était en selle que je comptais aborder le second obstacle: le slalom. C'est même dans un galop effréné que Mohawk se lançait sur les cones. Il connaissait bien les slaloms car c'était une base dans plusieurs jeux que Mohawk avait partagé avec des cavaliers lorsqu'il évoluait encore dans son club. Un peu étonnée par cette prise de décision j en oubliais presque la conduite et le repect du tracé. Mais Mohawk gardait bien ces éléments en tête et il prit de bonnes initiatives. Malheureusement je voyais le dernier cône se rapprocher dangereusement des pieds du poney et, bien que j'ai repris la direction de l'animal je n étais pas sûre de ne pas l'avoir touché. Je ne le saurais qu après ... s'ensuivait un escalier montant que je décidais de franchir en main. Je mettais pied à terre et empoignais les lanières de cuir reliées à la bouche du poney et les faisais passer au dessus de la tête de celui ci. L encourageant avec ma voix je me ruais sur les marches.  Il y mettait vraiment du sien car les rênes n'avaient même pas besoin d'être tendues pour qu'il s'engage sur le dispositif. Bien à sa place, Mohawk faisait attention à l'endroit où ses pieds se posaient et gardait une cadence plus ou moins régulière. A la dernière marche je jetais un coup d'oeil sur lui qui était un peu plus bas, il était toujours aussi concentré. Au moment où ses quatre sabots étaient sur la terre plate je revenais en selle en m appliquant à ne pas perdre de temps. Les branches basses qui constituaient la difficulté d'après M impressionnant. J'étais loin d'être une ballerine ou une gymnaste et je rêvais que la petite taille de Mohawk nous aide à la tâche. Les portes qui symbolisaent les branches basse étaient placées en arc de cercles à des distances aléatoires les unes des autres. A la vue des branches Mohawk ralentit franchement mais, envoyé par mes jambes il s'engagea tout de même sous celles ci. Je me soulevais de ma selle pour permettre à mon buste de mieux se pencher. Malgré l'accélération brutale de Mohawk sur la fin, je ne fis tomber aucune branches. Après ce test, nous partions au galop pour aborder le tronc que nous allions franchir. Mais le galop n'était pas assez franc et cette allure en deçà du bon train nous fit défaut. Les antérieurs de Mohawk frotterent  l'écorce du tronc d'arbre. Après la réception, je m'asseyais dans la selle et ralentissais progressivement Mohawk jusqu'au pas . Nous devions emprunter une passerelle de bois. Quand il posait ses sabots sur celle ci un bruit sourd se faisait entendre, mais il n'était pas du tout perturbé par ce dernier et traversa la passerelle sans problèmes. Tout près était disposé la bordure maraîchère. C est au trot et pleins d'assurance que nous partions ne sa direction. Sans toucher les bords nous passions mais je sentais Mohawk qui fatiguait car mes solicitations se faisaient de plus en plus importantes et son souffle de plus en plus bruyant. Au bout de la bordure maraîchère se formait un gué. Nous repassions au pas et je lachais un peu de rênes. Mes pressions de mollets se faisaient franches mais, après une hésitation, Mohawk entrait dans l'eau. Le trajet n'était pas droit du tout mais plutôt incertain. Je restais en selle pour le contre bas qui était l'obstacle suivant. Sans réfléchir, le rouan passa ce qui semblait être un simple marché tant son mouvement était sûre. Le dernier dispositif était un trèfle. Je le distinguais par les trois barils aux bords rouillés qui le formaient. Pour finir en beauté c est au galop que nous dessinions les boucles. Je n'étais pas sûre du sens de ma combinaison mais j'étais heureuse de notre parcours dans l'ensemble. Le poney aurait le droit à un repos amplement mérité et je décidais de faire de même.
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MessageSujet: Re: [Résumés -> 28.07.16] Compétition TREC   Sam 30 Juil - 10:16





Scarlet


En selle, prête à franchir la ligne de départ, je cherchais à m’assurer de n’avoir rien oublié. J'étais arrivée en avance pour cette compétition, le sommeil m’avait manquée durant la nuit tant l’excitation de cette première vraie sortie m'avait tenue éveillée. En arrivant à l'écurie je ne fus pas étonnée de l'agitation qui régnait. Si la première fois cela m’avait paru un peu démesuré, aujourd'hui tout me semblait logique.
J'étais passée devant le box de Scarlet mais l'étalon était déjà au pré à se prélasser sous le soleil printanier. J’avais alors souris, lui qui n'aimait pas l'agitation devait être fortement heureux dans sa prairie. Finalement la robe Isabelle de mon fjord m'était apparue aux yeux. Imperturbable, Marius mangeait tranquillement la paille de son box.

J’étais alors entrée dans son box et le poney avait levé la tête. Ma main s'était posée sur cette dernière pour le caresser doucement puis avait longé son encolure. L'étalon rabaissa sa tête, peu intéressé par mon “bonjour”. Je lui passai le licol puis sorti chercher mes affaires. Une étrille américaine ainsi qu’un bouchon et mon cure-pied, voilà qui allait faire l'affaire.
J'étais retournée auprès de mon poney et avais commencé le pansage. Les poils se détachaient sans forcer, il muait avec les nouvelles températures mais il avait beaucoup à perdre encore. Avec le bouchon j'avais continué le pansage en faisant voler la poussière et en enlevant les brins de paille sur les jambes. En me baissant pour justement nettoyer son genoux, l'étalon avait avancé pour récupérer de la paille plus loin et m'avait, sans le vouloir, assignée un joli coup sur le front. Je souris à cette pensée et mes doigts vinrent se glisser sur la bosse qui se formait.

Une fois propre, ce qui m'avait demandé de la patience et du travail, je pus le seller et le brider. Des couples s'échauffaient en carrière mais de la place restait disponible. J’avais accroché un ruban sur la queue de l'Isabelle afin de prévenir qu'il était étalon et j'étais sortie du box, bombe et chaps en main.
Arrivée devant la lice, j’avais vêtu mon dossard ainsi que mes chaps et avait passé ma bombe. Je m'étais hissée en selle et l'étalon avait commencé à marcher aisément. Les rênes longues, la tête basse, Marius marchait d’un pas monotone et ses articulations claquèrent petit à petit. À ce moment là je pensais que je devrais le laisser sortir plus souvent de ce petit box qu'était son abris.

En carrière étaient disposés des obstacles travaillant mes propres muscles ainsi que ceux de Marius pour un échauffement optimal. Je flattai l'encolure Isabelle de mon poney alors que mes jambes se balançaient doucement au rythme. Au bout de quelques tours aux deux mains, j’avais rechaussé mes pédales et avais serré les mollets pour que  Marius prenne le trot. La tête toujours descendue, l'étalon trottait paisiblement dans la carrière, pas plus perturbé que ça par l’agitation environnante et les chevaux tout autour de lui.
Je le laissai aller à sa guise, après tout je ne cherchais pas à en faire un cheval de dressage mais bien simplement un compagnon de balade. Horizontal, Marius restait admirablement froid dans son mental, ou peut-être n'avait il pas compris qu’il s’agissait ici d'une compétition dans laquelle il devrait prendre part.

Je l’avais conduis vers le premier obstacle de détente qui n'était que des “ branches” situées au-dessus de ma tête afin de me permettre de travailler quelque peu ma souplesse. Nous continuâmes pour sauter, au trot, le petit vertical qui devait avoir pour hauteur un tronc. Le souffle stable, Marius trottait sans sembler se fatiguer. Il était vrai que je ne lui demandais pas plus d’efforts que ça et que ses postérieurs ne s’engageaient pas avec force sous son corps mais là n'était pas mon but. Nous avions sauté plusieurs fois l’obstacle et passé sous les branches tant dis que durant la détente j'avais profité de son impulsion pour me courber ou glisser sur le côté.
J’avais aussi travaillé le changement d’allure pour le passage du trot au pas puis arrêt ou directement du trot à l’arrêt. Finalement il me semblait que nous étions tous deux bien préparés à l'épreuve qui nous attendait.


“Mademoiselle c’est à vous ! “

Le juge me sortit de mes pensées. Je souris et hochai de la tête. Mes mollets pressèrent les flancs de mon étalon alors que la cloche sonnait. Marius leva fortement la tête et partit au galop. Je souris : mon Isabelle avait enfin doute compris qu'il prenait part à une compétition et voulait désormais faire le meilleur de lui-même. Son mental de gagnant revenait. Alors qu’il s'élançait je dus rapidement ralentir son allure car une barrière nous faisait face et nous n'avions pas l'autorisation de “simplement” la sauter.
Je l'arrêtais devant l’obstacle et me baissai. ayant déjà pratiqué, je me baissai et ouvris la porte sans grandes difficultés. Cependant, Marius piaffait un peu d’impatience, lui qui était toujours si calme et monotone, découvrir une autre facette de ce poney auquel je m’attachai assez rapidement me remplissait de bonheur.

Alors qu’il acceptait finalement de se stabiliser, je pus fermer la porte derrière nous mais nous avions perdu du temps. À peine avais-je eu le temps de le remettre en face du chemin que Marius prit le galop nous permettant sûrement de rattraper le retard. Des piquets de slalom nous faisaient face et je le repassai au trot pour nous glisser entre et n’en toucher aucun. Le fjord faisait preuve d’une agilité surprenante et les oreilles en avant il semblait prendre plaisir dans l’exercice.
Un escalier montant devant maintenant être franchis. Je repassai au pas afin d’obliger Marius de se concentrer sur l'exercice. Il monta avec force et impulsion si bien que à un moment j’eus peur que l’on butte tous deux. Cette petite frayeur passée, je le laissai galoper vers la prochaine difficulté.

De simples branches se présentaient sur notre passage, je le remis au trot tant dis que je me couchais sur son encolure afin de n’en toucher aucune. Marius gardait de l’impulsion et il est vrai qu’il ne fut pas aisé de rester dans cette position tant je rebondissais mais me sentant un peu déstabilisée, Marius ralentit me permettant ainsi de mieux me positionner. Je flattai l'encolure de l'Isabelle à peine m’étais-je redressée.
L'étalon prit le galop sous ma demande et quelques foulées après, un tronc d’arbre se présentait. Le Fjord passa l’obstacle dans la foulée comme s'il ne présentait aucune difficulté majeure.

Cependant, une passerelle se présenta. N’en ayant jamais passé auparavant avec Marius, je décidai de le passer au trot puis au pas. D’un caractère franc et sûr, l'étalon monta sur le bois sans hésiter et ses sabots raisonnèrent sur la passerelle. Celle-ci franchie, quelques mètres de liberté nous attendaient. Marius au galop, nous volions presque jusqu'à la prochaine étape. Plus déterminé que jamais Marius étaient dans son élément, prêt à tout pour la victoire.
Deux barres étaient posées sur les côtés, obligeant le couple à rester bien droit comme une bordure maraîchère. Je gardais le galop et nous sortîmes victorieux. Mais le plus dur nous attendait et nous buttâmes devant un gué. Marius s'arrêta subitement. Je me rappelais alors l'entraînement et ne perdis pas de temps. Je sautais à terre et conduisis l'Isabelle dans la marre.

À peine sortie de l'eau que je remontai en selle et l'étalon prit le galop. Il descendit le contre-bas avec une facilité surprenante. Je me gardais de bien rester en arrière et de le laisser faire lui-même, les rênes assez longues pour qu’il puisse descendre à son aise.
Finalement des barrils nous attendaient, nous étions retournés dans la carrière pour cette dernière épreuve. Soucieuse de bien faire et de ne pas avoir de points de pénalité, je repassai Marius au trot et lui fit faire un trèfle. À nouveau, la souplesse dont il faisait preuve m'émerveilla.

Nous passâmes donc la ligne d'arrivée. Je flattai son encolure tout en le gardant au trot. J’avais opté pour une récupération active tout d’abord. Je pris le chemin passant par les près rênes longues au petit trot. Puis quand il aurait récupéré je passerai au pas pour terminer le retour au calme. Je dessanglerai et l'étalon aurait aussi droit à une bonne douche à son retour à l'écurie.
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